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Ce qui me plaît ici, c'est que je ne suis pas toujours obligée d'écrire des maudits titres à tout, et surtout à mes délires poétiques. J'ai pas toujours envie de catégoriser mes pensées ou de leur donner une ligne directrice. Quand on donne un titre, ca mets parfois le lecteur sur une piste qui n'est pas nécessairement la bonne.

Je trouve ça tellement ennuyeux losque l'on sait d'avance ce qu'on va lire… Ça mets l'imaginaire à off ! En ne faisant pas de titres, le cerveau du lecteur est totalement ouvert, il ne s'est pas préalablement mis des oeillères et il peut ainsi prendre le chemin qu'il veut à travers mes mots.

C'est comme si je donnais une lampe de poche au lecteur et que je lui disais: «Tiens, và où tu veux! Explore! Cherche dans les trous des «o» et des «d», puis, si ça te dit, va glisser sur les «j» pour enfin aller te reposer sur un «c» la nuit tombée… Cherche ce qui est pour toi les plus belles choses du monde…!»

Dans le creux de ta main,

J'vois tout ce dont j'ai rêvé et que j'ai pu espérer

Les jours où les matins ne finissaient plus de s'enfiler

Comme ce trou dans mes jeans qui ne finit plus de déchirer

On se resemblait.

Dans le battement de tes paupières se cachent des milliers de soldats échus

Combattant la vie que tu tenais dans tes yeux

Et je me demanderai toujours pourquoi ils sont venus

Saccager ce regard pourtant si merveilleux.

On se ressemblait…

Les yeux grands ouverts, je contemple le malaise de chacun. J'absorbe une infime quantité de chaque être jusqu'à l'étouffement.

Jusqu'à la régurgitation.

Je suis une boulimique d'émotions.