Ce soir le temps coule à reculons
Sous les toitures vides des maisons
Alignées par centaine en cordées
Et par des arbres morts placardés

Ce soir le temps coule à reculons
Vite tous à l’abri compagnons
La peur sur tes joues la mort sur mon front
Tes yeux pleuvent et moi
Je n’en finit plus de te boire

Vite mon amour le temps se fait petit
Mon coeur comme ma cour est sans abri
Noyé dans l’incertitude des moeurs
Et ballotté par sa candeur

Et puis hier, voilà,
Par dessus tes yeux s’est dessiné la tempête
Qui nous a tous les deux engloutis
Par tant d’amour et d’interdits.

 

 

*Auto-fiction*