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Un jour une femme m’as dit
Que si l’angoisse de ne te savoir ici
Que si la peur en moi grandit
Que tes mains dans les miennes fuient
Qu’il fallais dès lors les laisser glisser
Lentement laisser aller
On ne retiens pas les gens d’aller
De partir là où de rester
La vie navigueras de son plein gré
Ce n’est pas moi qui va l’en empêcher
Tu es passé sur mon chemin et je t’ai remarqué
À toi de savoir si tu veux embarquer
Mais sache que tu détiens
Dans mon souffle un peu du tien
Que l’odeur des jours me fais du bien
Car tes rires parfument mon quotidien.
Les mains mises sur mon visage comme pour ne plus rien ressentir
La froideur de ta peau me fais rougir
Mes mains moites glissent de sur tes lèvres
Doucement la tension entre nous s’enlève
Jusqu’où pourrons nous tenir?
Le vertige se fais sentir
L’étourdissement dans ma tête s’enivre
Un peu comme pour me faire revivre
Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi
Tu caches malicieusement tes soupires
Au plus haut sommet de ma nuque
Et qu’en est-il de tous ces rires
Lorsque le jour se fais sentir?
Je repense encore à notre respiration
Comme pour rester à l’unisson
De ce qui nous sépare
Et qui me fais redouter ton départ
Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi
Je sais que tu ne m’appartiens comme
un aigle n’appartiens pas à la capivité
Et que peu importe comment sont les hommes
Je me suis demandée de ne pas t’aimer
Il me reste une partie de ce coeur de femme
Qui continue d’attendre et d’espérer
Et qui se demande matin et soir
Comment elle arrive à pouvoir encore aimer
Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi.

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