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Mise en contexte: Stage d’été / improvisation dansée d’une demie heure suivie d’écriture automatique. Ce qui suit a été écrit en environ 3 minutes.
Penser à haut débit
Ce que j’ai tenté d’avoir
La haine qui en suit
Est cousin du désespoir
Vivement tu en découles
Chaque respiration est rude
Palpitation, lassitude
Cet acharnement me défoules
Car tu cours dans mes côtes
Mais ton coeur est entres autres
Beaucoup plus loin que le jour
Où tu reviendras me dire bonjour.
Un jour une femme m’as dit
Que si l’angoisse de ne te savoir ici
Que si la peur en moi grandit
Que tes mains dans les miennes fuient
Qu’il fallais dès lors les laisser glisser
Lentement laisser aller
On ne retiens pas les gens d’aller
De partir là où de rester
La vie navigueras de son plein gré
Ce n’est pas moi qui va l’en empêcher
Tu es passé sur mon chemin et je t’ai remarqué
À toi de savoir si tu veux embarquer
Mais sache que tu détiens
Dans mon souffle un peu du tien
Que l’odeur des jours me fais du bien
Car tes rires parfument mon quotidien.
Ce soir le temps coule à reculons
Sous les toitures vides des maisons
Alignées par centaine en cordées
Et par des arbres morts placardés
Ce soir le temps coule à reculons
Vite tous à l’abri compagnons
La peur sur tes joues la mort sur mon front
Tes yeux pleuvent et moi
Je n’en finit plus de te boire
Vite mon amour le temps se fait petit
Mon coeur comme ma cour est sans abri
Noyé dans l’incertitude des moeurs
Et ballotté par sa candeur
Et puis hier, voilà,
Par dessus tes yeux s’est dessiné la tempête
Qui nous a tous les deux engloutis
Par tant d’amour et d’interdits.
*Auto-fiction*
Voici un extrait d’un Livre intitulé La danse, par contre cet extrait ne porte pas sur la danse même. Vraiment intéressant, et qui mérite une petite minute de votre attention.
«[...]Pour survivre, nous nous habituons à la vitesse qui nous entoure ― nous adoptons le rythme du monde dans lequel nous vivons. Si nous voulons crééer un monde qui ne soit pas perpétuellement en mode accélération, des familles, des milieux de travail et des collectivités, qui incitent les gens à ralentir chaque jour pour maintenir un contact avec eux-mêmes et avec le monde, nous devons ralentir. Comme le disait Gandhi, «vous devez être le changement que vous souhaiter pour le monde».
Lorsque nous fuyons le vide, lorsque nous remplaçons le calme par trop d’occupations, nous essayons souvent d’échapper à notre conviction parfois inconsciente que ce que nous sommes n’est pas suffisant. Les choses auxquelles nous tentons de nous raccrocher – notre travail, nos relations, notre réputation, et notre point de vue – sont les choses que nous croyons indispensables pour être dignes de la vie de de l’amour, bien que nous ayons peur d’être fondamentalement inadéquats. Si nous pouvons simplement reconnaître notre peur d’être imparfaits et l’immensité de notre ignorance, nous découvrons un vide qui n’est pas notre échec, mais qui est la source même de la plénitude de ce que nous sommes. Nous découvrons que ce que nous sommes vraiment – des êtres de douceur et de compassion, capables d’être présents à chaque moment – a toujours été insuffisant. [...] »
Le poème précédent a été inspisé de celui ci, écrit par mon copain il y a des lustres. Je crois qu’il va probablement m’assassiner d’avoir mis ça ici, mais ce poème a une valeur significative pour moi que je voulais vous faire partager.
Rappelle-toi
J’voudrais t’voir danser sur mon voilier
Derrière toi les étoiles seraient
La lune brillerait sur ton visage
Et moi couché sur la plage
Mais aujourd’hui encore t’es pas venue
Derrière moi les étoiles étaient
Demain peut-être y seras-tu
Moi je n’oublierai jamais
J’voudrais t’voir danser sur mon voilier
Derrière toi les étoiles seraient
La lune brillerait sur ton visage
Et moi couché sur la plage
Hélas mon bel amour, il est tard
Je me fais vieux dedans mon coeur
J’ai perdu mon voilier, il a coulé
Tu sais c’pas facile d’m'en séparer
Les années on passés sans toi
J’ai passé ma vie à ramer
Tu sais s’pa facile à accepter
Bientôt j’vais aller rejoindre mon voilier
O.B.
Petit truc que j’ai écrit sans arrière pensée. Ça a coulé doucement mais d’où, ça je l’ignores. N’ayez crainte je n’ai aucun malheurs, je devais trouver que ca sonnait simplement bien. Voilà.
Fais-moi danser sous les étoiles du nord,
Je veux voir ma robe tournoyer
Sous la lueur faible d’une nuit voilée
Je veux sentir l’herbe sous mes pieds
Pendant que tu guides mes allées.
Fais-moi danser sous les étoiles du nord,
Je veux tourner jusqu’à ce que mes larmes soient séchées
Ce n’est pas mon corps mais bien mes pensées
Que je voudrait épuiser
Je veux leur faire perdre le souffle
Et qu’elles cessent de m’habiter.
Fais-moi danser sous les étoiles du nord
Ne t’arrêtes pas tournes encore
Fais-moi danser sous les étoiles du nord
N’arrêtes pas je souffres encore…
Comme tu me l'avais demandé hier soir, je suis venue. Huit heures.
Tu est déjà accoudé au comptoir observant ce qui se passe aux alentours te donnant l'air de ne pas t'y intéresser. De temps à autres tu regarde tes doigts tapoter doucement ton verre et y laisser des traces de ton unique existence. Tu attends. Tu m'attends.
Je suis là, debout sur ma petite grandeur, à quelques mètres de toi, me demandant de quelle façon j'allais bien pouvoir entrer dans ton espace déjà si bien établi. Je te regarde atentivement même si je crois que le mot épier serait plus adéquat. Tu jettes un oeil ta montre. 8h05. Voilà maintenant cinq minutes que je reste paralysée à la simple idée de laisser tes pupilles noires me fixer.
J'ai comme cette théorie disant que l'on peut voir la vraie nature des gens à travers leur pupilles. Il y a de ces gens qui s'y autorisent automatiquement, permission accordée par une quelconque compatibilité psychique. Beaucoup d'autres y mettent des voiles, ne se font pas confiance. Il y a de ces gens qui plongent dans les yeux de l'autre puis s'y retrouvent complètement perdus et aveuglés. Perdus dans ce qu'il y a de plus beau en la personne, ce qu'il y a de plus intense. Le temps se fige, se glaçe, et l'on entends soudainement le bruit sourd que propose nos diaphragmes. Rendus à cette étape, rare sont ceux qui gardent prise, et je me demande bien ce qui se passerait si j'y arriverais. Il y a de ces gens, comme toi et moi…
8h10. Ça y est, mes jambes se sont figées pour de bon. «Quelqu'un pourrait m'aider?» Je crois bien que je vais y rester si ça continue. Je vais commencer par bouger une seule jambe, ça serait plus simple. J'y vais avec la gauche puisque je suis gauchère. La logique incarnée!
1…2…3… Et…hop! Voilà, c'est pas si compliqué. 1…2…3… Et hop! Ça risque d'être très long de réussir à me rendre jusqu'à toi de cette façon, mais quelqu'un a une autre solution? Bon.
Et 1…2…3… Hop! Je vais y arriver! Croyez-moi!
Et 1…2…3… Hop!
Solitude, solitude…
Ma bulle est tellement immense qu'elle fait peur à tous ceux qui veulent y pénétrer. Tu étais un peu celui qui avait trouvé le remède à sa maladie, car plus elle vieillissait, plus elle se renfermait et m'engloutissait tout mon énergie. Je suis devenue vieille et faible à mon tour. Ma bulle avait perdu toute raison, tournait dans tous les sens, aléatoirement, m'étourdissant dans sa folie. Et tu es arrivé en criant «J'ai l'antidote!», puis j'ai pris le flacon et l'ai lancé au bout de mes bras en riant. Ma sphère m'avait tellement fait tournoyer qu'elle m'avait entraînée dans sa folie.
Et tu es parti, regard triste, rien dans les mains, muet.
Puis, ma bulle a finalement éclatée, et toutes les belles choses qu'elle m'avait fait fuire sont atteris dans mes bras. Je les ai contemplés, et tu étais là, assis près de moi…
Ce matin j'ai dû me lever tôt afin d'étudier pour mon dernier examen de la session. Mon appartement était encore endormi, frais, paisible et obsur mais si gai à la fois de par son enthousiasme à commencer une nouvelle journée. Même mon chaton, qui a l'habitude de bondir hors de son lit douillet formé par une pile de draps pêle-mêle sur le divan pour faire vibrer ses petites cordes vocales afin d'avoir un peu d'affection dès que nous sortons le pied hors du lit, m'a jeté un petit coup d'oeil interrogatif en voulant dire «Mais qu'est ce que tu fous debout à cette heure-là?»
Prenant mon courrage à deux mains, je me suis avancé jusqu'à mes grands rideaux en leur signifiant que c'en était assez de leur égoïsme et que moi aussi j'avais droit à un peu de soleil.
En effleurant les tissus devenus jaloux avant même de les prendre entre mes doigts, un rayon de soleil m'a atteine en plein visage d'un coup sec. Une vraie balle de fusil dorée m'a transpercé l'iris si violamment que mes facultés se sont rapidement désemparées entres elles. Je suis alors restée immobile un instant me demandant ce que cet insignifiant rayon pouvait bien me vouloir. Ne voyait-il pas que je venais de me tirer de mon sommeil et que j'avais plutôt besoin de douceur et de réconfort pour aborder ma journée difficile qui apparaissaît à l'horizon? Non, mais, quelle arrogance!
En disant ces dernières lignes à voix haute pour être bien sûr qu'il m'entende, j'ouvrai à nouveau les rideaux maintenant résignés et puis, semblant m'avoir entendue, la planète de feu m'a fait l'un des plus beaux sourires que la Terre ait pu porter. J'étais figée, je ne pouvais plus bouger. Mes pupilles noires et profondes avaient alors succombées pour un orangé scintillant. J'aurais pu rester immobile, calme et sereine à l'observer et à tenter de la rejoindre dans son éternelle solitude jusqu'à en devenir totalement aveugle. Je me serais alors suffisamment rempli le coeur de carburant pour le reste de mes jours.
La vue nous est tellement acquise que nous cessons de nous émerveiller devant la beauté de son existence.
Alors, qu'importe de voir si nous ne voyons pas?
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Elle s'est tellement rongé les ongles qu'elle peut maintenant observer la couleur de sa peau mâchouillée, moite et rougie puis, s'en étonner. Elle ne sait plus quoi faire, ni dire, ni même penser. Elle voudrait prendre ses jambes à son coup, courrir à toute vitesse pour aller se cacher derrière ce coucher du soleil qui l'aveugle à chaque soir depuis des semaines; et puis, s'assoupir. Enfin. Faire taire tous ces bruits de chaussures qui trottent dans sa tête.
«Merde! Vous pouvez pas enlever vos souliers, pour une fois?»
Les nerfs à vif, elle finit par s'asseoir sur son fauteuil, les jambes tremblantes. Trop de fatigue accumulée, elle n'a plus la capacité d'avoir un raisonnement logique. La tête baissée, les cheveux entre ses doigts fins tirant chacuns de leurs côtés comme pour signifier:
«C'est de ce côté que tu dois aller!» et l'autre main «Non, c'est de celui-ci!»
Ses yeux orbitent dans tous les sens à se demander s'ils vont réussir à bien tenir en place.
«Respire Méli, respire…»
Trois bonnes gorgées d'air, ou peut-être même quatre. La pression sanguine diminue. Elle entends maintenant résonner ses pulsions cardiaques dans tout son corps comme un gros tambour hypnotique. Et dans un soupir aussi profond que le sont les yeux de Syd Barret, elle laisse débouler un:
«Ouf, il est temps que j'arrête tout ça…»
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