Mise en contexte: Stage d’été / improvisation dansée d’une demie heure suivie d’écriture automatique. Ce qui suit a été écrit en environ 3 minutes.

Penser à haut débit
Ce que j’ai tenté d’avoir
La haine qui en suit
Est cousin du désespoir

Vivement tu en découles
Chaque respiration est rude
Palpitation, lassitude
Cet acharnement me défoules

Car tu cours dans mes côtes
Mais ton coeur est entres autres
Beaucoup plus loin que le jour
Où tu reviendras me dire bonjour.


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Un jour une femme m’as dit
Que si l’angoisse de ne te savoir ici
Que si la peur en moi grandit
Que tes mains dans les miennes fuient

Qu’il fallais dès lors les laisser glisser
Lentement laisser aller
On ne retiens pas les gens d’aller
De partir là où de rester

La vie navigueras de son plein gré
Ce n’est pas moi qui va l’en empêcher
Tu es passé sur mon chemin et je t’ai remarqué
À toi de savoir si tu veux embarquer

Mais sache que tu détiens
Dans mon souffle un peu du tien
Que l’odeur des jours me fais du bien
Car tes rires parfument mon quotidien.

Les mains mises sur mon visage comme pour ne plus rien ressentir
La froideur de ta peau me fais rougir
Mes mains moites glissent de sur tes lèvres
Doucement la tension entre nous s’enlève

Jusqu’où pourrons nous tenir?
Le vertige se fais sentir
L’étourdissement dans ma tête s’enivre
Un peu comme pour me faire revivre

Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi

Tu caches malicieusement tes soupires
Au plus haut sommet de ma nuque
Et qu’en est-il de tous ces rires
Lorsque le jour se fais sentir?

Je repense encore à notre respiration
Comme pour rester à l’unisson
De ce qui nous sépare
Et qui me fais redouter ton départ

Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi

Je sais que tu ne m’appartiens comme
un aigle n’appartiens pas à la capivité
Et que peu importe comment sont les hommes
Je me suis demandée de ne pas t’aimer

Il me reste une partie de ce coeur de femme
Qui continue d’attendre et d’espérer
Et qui se demande matin et soir
Comment elle arrive à pouvoir encore aimer

Les jours d’été se succèdent
Comme les soirs passés sans toi
Et à chaque fois que je ressens le vent tiède
C’est ton souffle que je n’ai pas sur moi.

Ce soir le temps coule à reculons
Sous les toitures vides des maisons
Alignées par centaine en cordées
Et par des arbres morts placardés

Ce soir le temps coule à reculons
Vite tous à l’abri compagnons
La peur sur tes joues la mort sur mon front
Tes yeux pleuvent et moi
Je n’en finit plus de te boire

Vite mon amour le temps se fait petit
Mon coeur comme ma cour est sans abri
Noyé dans l’incertitude des moeurs
Et ballotté par sa candeur

Et puis hier, voilà,
Par dessus tes yeux s’est dessiné la tempête
Qui nous a tous les deux engloutis
Par tant d’amour et d’interdits.

 

 

*Auto-fiction*

 

 

 

Voici un extrait d’un Livre intitulé La danse, par contre cet extrait ne porte pas sur la danse même. Vraiment intéressant, et qui mérite une petite minute de votre attention.


«[…]Pour survivre, nous nous habituons à la vitesse qui nous entoure ― nous adoptons le rythme du monde dans lequel nous vivons. Si nous voulons crééer un monde qui ne soit pas perpétuellement en mode accélération, des familles, des milieux de travail et des collectivités, qui incitent les gens à ralentir chaque jour pour maintenir un contact avec eux-mêmes et avec le monde, nous devons ralentir. Comme le disait Gandhi, «vous devez être le changement que vous souhaiter pour le monde».

Lorsque nous fuyons le vide, lorsque nous remplaçons le calme par trop d’occupations, nous essayons souvent d’échapper à notre conviction parfois inconsciente que ce que nous sommes n’est pas suffisant. Les choses auxquelles nous tentons de nous raccrocher – notre travail, nos relations, notre réputation, et notre point de vue – sont les choses que nous croyons indispensables pour être dignes de la vie de de l’amour, bien que nous ayons peur d’être fondamentalement inadéquats. Si nous pouvons simplement reconnaître notre peur d’être imparfaits et l’immensité de notre ignorance, nous découvrons un vide qui n’est pas notre échec, mais qui est la source même de la plénitude de ce que nous sommes. Nous découvrons que ce que nous sommes vraiment – des êtres de douceur et de compassion, capables d’être présents à chaque moment – a toujours été insuffisant. […] »

Voila un sujet qui me brûle les lèvres depuis longtemps. Je ne sais pas qui a inventé ce concept et il y a combien de temps de cela, mais laissez moi vous dire que c’est la chose la plus absurde que le monde adulte ait pu concevoir pour se déculpabiliser.

Vous devez tous connaître quelqu’un qui a passé à travers son «adolescence» comme un pet; sans crise visant à s’auto mutiler ou à peinturer sa chambre en noir. Et puis tout à coup, à vingt-cinq ans cette personne tombe dans la déprime la plus totale. Certains gens de son entourage diront alors qu’il vit sa crise d’adolescence à vingt-cinq ans, et que ça va passer.

Qu’est ce que la crise d’adolescence ? Mes petites recherches d’internaute m’ont fait tomber sur cette phrase : «La crise d’adolescence est essentiellement marquée par l’opposition : l’ado se cherche et essaie de trouver sa place au sein de la famille et de la société.» Voyez-vous un peu ou je veux en venir ? Eh oui. Que la «crise d’adolescence» est en fait une «crise existentielle». Mais trop de parents se désintéressent du phénomène car ils sont habitués avec le concept de la crise d’adolescence alors ils n’y portent pas vraiment attention :
«Ah, mon jeune a encore pété les plombs hier soir… Il a dit qu’il nous détestait tous pis qu’il avait juste le goût de se lancer en bas d’un pont. J’ai hâte qu’il finisse sa maudite crise d’adolescence ! »
Mais depuis quand est-ce rendu normal qu’un jeune ait des pensées suicidaires ? Le phénomène est quasiment rendu aussi banal pour les adultes que l’est l’acné…

Mais la vérité est que tout le monde passe par là, Que ce soit à quinze ans ou à quarante ans, tout le monde remet son existence en question. Et puis si le phénomène est en plus mélangé avec le fait que le jeune est dans une période où il ne se connaît pas encore, où il n’a pas confiance en lui car il passe son temps à se faire dire que ce qu’il fait n’est pas correct ; où il est à moitié enfant, à moitié adulte et où il est assez vieux pour comprendre que ses parents peuvent avoir tort mais trop jeune pour prendre ses propres décisions, ça donne, pour la plupart des cas, des dépressions. Mais, ne vous inquiétez surtout pas, c’est normal ! C’est la crise d’adolescence ! Mais voyez vous, la dernière chose qu’un jeune de seize ans dépressif a de besoin, c’est de ne pas se faire prendre au sérieux.

Et puis, pour couronner le tout, pourrait-on le mêler d’avantage ? Ah oui, on va lui faire gober que son écoeurement est tout à fait normal et qu’encore une fois, il a tort de se rebeller !

D’accord, je le conviens, les jeunes ne sont pas parfaits, mais ils ont de besoin de tout le support nécessaire pour passer à travers ce que je trouve être la période la plus difficile de notre vie. Le but de ce texte est de vous sensibiliser afin que vous cessiez de croire au fameux concept de crise d’adolescence banal et vous faire comprendre que cela est en fait une dépression sérieuse. Ne laissez pas les jeunes seuls dans leur souffrance, car certains d’entre eux, et ils sont plus nombreux qu’on le pense, n’ont plus de ressources à l’entour d’eux et voient alors le suicide comme une solution…
Alors pensez-y sérieusement, et faites en sorte que les choses changent enfin…

J.L.P.

Voici un petit texte que j’ai écris pour un cours de l’histoire de la danse à mon cégep. Je le trouvais intéressant et je voulais vous le faire partager. Bon il a été fait un peu vite alors le choix des mots est un peu à l’état brut, mais ca ne me tentais pas de me casser la tête à le modifier..Alors, voila!

Avant même qu’il ne su écrire, l’humain pratiquait déjà la danse. Cet exercice lui permettait entres autres de s’étourdir, d’entrer en transe et alors de contacter leur dieux. La danse a donc toujours été un moyen d’évasion et d’expression, et même après des milliers d’années d’existence, elle est toujours présente et ne cesse d’évoluer.

Comme pour beaucoup de domaines artistiques, la danse n’a pas vraiment de définition concrète sur laquelle on peut se fier. Chacun en a sa propre perception, et c’est ce qui en fait, selon moi, toute sa beauté et sa diversité. La danse est pour moi l’expression du corps, la recherche d’évasion et d’extase selon une technique précise, technique établie selon son milieu de vie et son époque. Toutes les techniques sont très élaborées et strictes, et il peut même arriver que la technique soit qu’il n’y en ait pas.

Les différentes danses évoluent au rythme des sociétés et en sont leur reflet, sans vouloir signifier qu’elles leur ressemblent. Elles sont plutôt directement influencées par elles et peuvent donc soit ressembler aux valeurs de l’époque, soit en être une critique ou un refus (comme la danse contemporaine l’est pour nous, par exemple). La danse permet de rester en contact avec son corps, d’y être attentif et d’être en harmonie avec lui. Un danseur d’expérience en vient à être directement en contact avec lui-même et atteint alors un niveau de bien être supérieur à la moyenne puisqu’il sait écouter son corps et en prendre soin. La danse est donc une façon de se garder en forme physiquement et mentalement. Elle est l’expression du corps à l’état brut.

Je suis convaincue que de pratiquer la danse ou tout autre art qui permet l’expression du corps est essentiel à notre bien être. Cela est d’autant plus important lorsque l’on vit dans une société ou la devise est «production, profits et pourcentages», et qui met de côté le corps qui, l’a-t-on si vite oublié, nous permet de nous rendre au boulot à chaque matin. La danse gagne à être pratiquée et à être connue, car quiconque pratique la danse vous dira qu’il est plus en paix avec sa personne avec ce qui l’entoure.

Si tout le monde dansait, la vie serait merveilleuse !

Le poème précédent a été inspisé de celui ci, écrit par mon copain il y a des lustres. Je crois qu’il va probablement m’assassiner d’avoir mis ça ici, mais ce poème a une valeur significative pour moi que je voulais vous faire partager.

Rappelle-toi

 

J’voudrais t’voir danser sur mon voilier
Derrière toi les étoiles seraient
La lune brillerait sur ton visage
Et moi couché sur la plage

 

Mais aujourd’hui encore t’es pas venue
Derrière moi les étoiles étaient
Demain peut-être y seras-tu
Moi je n’oublierai jamais

 

J’voudrais t’voir danser sur mon voilier
Derrière toi les étoiles seraient
La lune brillerait sur ton visage
Et moi couché sur la plage

 

Hélas mon bel amour, il est tard
Je me fais vieux dedans mon coeur
J’ai perdu mon voilier, il a coulé
Tu sais c’pas facile d’m’en séparer

 

Les années on passés sans toi
J’ai passé ma vie à ramer
Tu sais s’pa facile à accepter
Bientôt j’vais aller rejoindre mon voilier

O.B.

Petit truc que j’ai écrit sans arrière pensée. Ça a coulé doucement mais d’où, ça je l’ignores. N’ayez crainte je n’ai aucun malheurs, je devais trouver que ca sonnait simplement bien. Voilà.


Fais-moi danser sous les étoiles du nord,
Je veux voir ma robe tournoyer
Sous la lueur faible d’une nuit voilée
Je veux sentir l’herbe sous mes pieds
Pendant que tu guides mes allées.

Fais-moi danser sous les étoiles du nord,
Je veux tourner jusqu’à ce que mes larmes soient séchées
Ce n’est pas mon corps mais bien mes pensées
Que je voudrait épuiser
Je veux leur faire perdre le souffle
Et qu’elles cessent de m’habiter.

Fais-moi danser sous les étoiles du nord
Ne t’arrêtes pas tournes encore
Fais-moi danser sous les étoiles du nord
N’arrêtes pas je souffres encore…

Je ne pourrais pas décrire mieux comment je me sentais pendant ce show que l’a fait Mariane. D’ordinaire, je n’aime pas ce genre de musique qui varge et qui geule. Ce qui se passe avec ce groupe, c’est que c’est ordonné comme vargage, c’est qu’il y a toujours de superbes mélodies, c’est qu’ils chantent pour vrai et n’essaient pas de prouver quoi que ce soit. Et les changements de rythmes incessants qui nous laissent sur notre soif. Et puis la voix du chanteur est trippante, et les paroles.. Ouf, les paroles! Bref, tous ces éléments font d’eux un groupe puissant. Et c’est cette puissance qui me fait tripper; qui me fait caler dans mon fauteuil à chaque toune.

J’y suis allé gratuitement à ce show, parce que de payer 60$ pour des groupes que je ne connaissait pas et pour voir SOAD jouer une heure et principalement des nouvelles tounes (que je ne connaissait pas parce que.. parce qu’allez donc voir le site de Mary et vous allez comprendre ;)), me laissait un peu indifférente.

En fait, non, je n’y suis pas allée gratuitement. J’avais un énorme prix à payer pour y aller. Je devais payer payer par mon endurance physique et psychologique. Andy, Mariane et Moi avons été engagées pour une soirée par Écho-Logique qui s’occupe du recyclage et parfois des ordures après les shows en plein-air. Nous avont donc débutés à 21hrs du soir pour terminer à 7heures du mat le lendemain.

Nous étions trempés à lavette dès la première note du Show, la boue pénétrait dans mes pauvres basquettes qui maintenant sentent la merde à deux pieds de circonférence. Mon corps mené par l’adrénaline me criait d’arrêter à chaque heure où j’allais tomber d’hypothermie. J’allais me laver les pieds dans le lavabo des toilettes (et putain que je l’aimais le séchoir à mains!) et puis go, on continue.

On aurait dit une scène de bataille. Le site dans une noirceur et un silence complet et des milliers de verres de bières, de bouteilles de plastique, de souliers (et pleins d’objets inusités comme un oreiller, du gel à raser, du maquillage, du déo, etc..) gisaient partout, sans vie. Et puis nous, dans le silence et la consternation, étions penchés sur eux, pareils à de vaux riens qui vieinnent voler les quelques pièces d’or dans les poches des soldats après les batailles. C’était une émotion à la fois dure et empreinte de force et de mélancolie qui m’habitais. Je me sentais détruite par ce trop de négligence des spectateurs qui nous faisait passer la nuit à nous tremper dans la boue et dans les ordures, détruite par ce que je devenais l’avocate de ce bout de terre, celle qui en prenais soin, celle qui en souffrait de la voir si amochée. Celle qui était la seule à savoir combien elle avait mal et qui se demandait comment les humains pouvaient êtres aussi insouciants et égocentriques par moments. Je souffrait de son silence et de son innocence, à cette terre, notre Terre.

Oui, comme l’a dit Mary, c’était une sensibilisation immédiate, et comme on l’avait discuté entre nous, ce serait une excellente corvée pour les travaux communautaires. Parce que nous, qui sommes déjà sensibilisées au sujet, sommes les mêmes qui se font encore plus sensibiliser en travaillant dans le domaine. Tandis que ceux qui s’en foutent et qui sont les mêmes qui jettent leurs verres à bierre en plein milieu d’un parc (PARC Jean-Drapeau, bâtar) ce serait eux qui deveraient plutôt se faire lancer la réalité en pleine face comme on nous l’a fait ce soir là.

Je suis heureuse et fière d’avoir aidé au nettoyage de ce parc, et je sens que quelque part, j’ai fait ce que j’avais à faire, et que oui, on peut changer les choses.